J'ai le plaisir d'annoncer aux descendants de Thomas Jean Cooke et d'Isabelle Guay que, grâce à un test d'ADN à des fins généalogiques subi par un descendant québécois direct de sexe masculin de ce couple d'ancêtres, le lien entre Thomas Jean Cooke et les "Cookes of the Cavaliers" d'Irlande a été confirmé par les analyses de l'organisme Oxford Ancestors, relevant de l'Université d'Oxford (Grande-Bretagne) et dirigé par Bryan Sykes, professeur de génétique humaine à Oxford. Cette confirmation est devenue possible grâce des démarches entreprises par le Dr Kieran Cooke, généalogiste des Cooke d'Irlande, qui s'emploie à retracer les descendants de la lignée Cooke dans le monde entier.
Le premier ancêtre Cooke répertorié de cette lignée, John, a combattu avec ses frères au 17e siècle sous les ordres du roi catholique Jacques II d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, contre le protestant Guillaume d'Orange, le gendre de celui-ci, qui l'a détrôné et est ensuite devenu le roi Guillaume III d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande. Les frères Cooke étaient des défenseurs si ardents de Jacques II que celui-ci leur a conféré à perpétuité le titre de "Cookes of the Cavaliers". Après la défaite définitive de Jacques II à la bataille d'Aughrim, comté de Galway (centre-ouest de la République d'Irlande), en 1691, John, dont la famille avait des propriétés dans le comté de Carlow (sud-est de la République d'Irlande), s'est établi dans la province de Connaught (nord-ouest de la République d'Irlande, comptant notamment les comtés de Galway et de Sligo). Les descendants de John, de 1691 à 1884, ont été répertoriés par John O'Hart dans son ouvrage "The Irish And Anglo-Irish Landed Gentry, When Cromwell Came to Ireland: Or A Supplement to Irish Pedigrees – Volume One" (1884), accessible sur Internet. Selon une source citée par O'Hart, cette lignée de Cooke serait originaire du Norfolk (centre-est de l'Angleterre) et se serait établie dans le comté de Carlow, en Irlande, au 13e siècle.
Le test généalogique d'ADN du descendant Cooke québécois a été comparé aux résultats déjà recueillis par le Dr. Kieran Cooke au moyen de tests analogues subis par des descendants des "Cookes of the Cavaliers" en Irlande, et leur lien de parenté a été confirmé.
Une autre branche québécoise de Cooke qui s'est établie une vingtaine d'années après l'arrivée de Thomas Jean au Québec, dans la région de Wendover (Drummondville), a pour ancêtres le militaire John Cooke et sa femme Margaret Adair. Le deuxième fils de John et Margaret, Valentine, se disait cousin de Mgr. Thomas Cooke, premier évêque de Trois-Rivières et fils de Thomas Jean et d'Isabelle. Il n'existe aucune preuve documentaire de ce lien de parenté et la seule chose, dans l'état actuel des connaissances, qui pourrait confirmer si cette branche de Cooke descend ou non des "Cookes of the Cavaliers" serait qu'un descendant mâle de John et Margaret, Cooke de père en fils, accepte de subir un test généalogique d'ADN analysé par Oxford Ancestors. Il reste une dizaine de ces descendants Cooke de père en fils au Québec, la famille s'étant dispersée partout en Amérique du Nord à la fin du 19e siècle. C'est à cette branche de Cooke que j'appartiens par ma mère.
Jean-Luc Denis